Dans le sillage de la célébration des 350 ans de Saint-Louis et des 50 ans de l’Indépendance du Sénégal, les autorités de l’Université Gaston Berger veulent marquer les vingt ans d’existence de leur institution. Ce sera les 28, 29, et 30 mai prochain.
Un jour de décembre 1990, le président Abdou Diouf préside l’inauguration de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis qui devient ainsi la deuxième université sénégalaise. Elle a été construite à 15 km de la ville de Saint-Louis, plus exactement dans le village de Sanar. De six cents étudiants à ses débuts pour trois villages seulement pour l’hébergement des étudiants, la deuxième université sénégalaise est montée très vite en puissance en deux décennies d’existence,. Aujourd’hui, l’effectif global avoisine les cinq mille étudiants. Vingt ans après, dans le sillage de la célébration des 350 ans de Saint-Louis et des 50 ans d’indépendance de notre pays, les autorités de l’Université Gaston Berger veulent marquer d’une pierre blanche cet anniversaire. Même si les manifestations vont s’étaler sur toute l’année, les principales sont prévues les vendredi 28, samedi 29 et dimanche 29 mai prochain avec comme point d’orgue la leçon inaugurale que prononcera le président de la République, Me Abdoulaye Wade, vingt ans après son prédécesseur Abdou Diouf qui l’avait inauguré.
En prélude à cet évènement, le Comité d’organisation composé du Pr Babaly Sall, directeur de l’Ufr de Sciences juridiques et politiques, Cheikh Mansour Diouf, agent comptable particulier du Crous, et Souleymane Soumaré, représentant des étudiants, a rencontré hier la presse dans un hôtel de Dakar et précisé les autres volets du programme alléchant concocté durant ces trois jours ’pour fêter l’excellence au service du développement’, credo de l’Ugb. Il s’agit entre autres de panels et de conférences, d’une foire de l’étudiant. D’ores et déjà, on peut retenir que le recteur de l’Ugb, le Pr Mary Teuw Niane, donnera une conférence sur le thème d’actualité, à savoir ’quel enseignement supérieur pour le Sénégal ?’. Dans la même veine, le directeur du Centre des oeuvres universitaires de St-Louis (Crous) lui emboîtera le pas pour lancer le débat sur ’quelle politique sociale dans la nouvelle carte universitaire au Sénégal ?’. Il y aura aussi une table-ronde sur l’enseignement de l’eau à l’Ugb.
Auparavant, samedi prochain, 8 mai, l’Ugb procédera à l’ouverture de son Ufr de civilisations, religions, arts et communications (Ufr Crac) en présence du parrain Youssou Ndour. Aussi, le Comité d’organisation entend joindre l’utile à l’agréable en organisations des soirées récréatives comme le festival des origines avec un carnaval des vingt nationalités représentées à l’Ugb, un défilé de mode, des tournois inter villages et universitaires de football et de lutte auxquels sont conviées les universités de Bamako, Nouakchott, et nationales publiques et privées.
La rencontre avec les journalistes a été une occasion pour les organisateurs des vingt ans de l’Ugb de répondre à certaines interpellations relatives aux succès enregistrés par cette institution tant sur le plan pédagogique que de la recherche. A ce sujet, le Pr Babaly Sall, président du Comité d’organisation et directeur de l’Ufr de Droit, estime qu’en vingt ans, l’Ugb a répondu à sa vocation de diversification et de spécialisation de l’offre d’enseignement supérieur. Et d’après lui, cela se reflète dans les résultats pédagogiques des étudiants et ceux du Cames pour ce qui est des professeurs. ’Nos diplômés sont très prisés et ils sont majors à l’entrée et à la sortie au Centre de formation judiciaire et à l’Ecole nationale d’administration. Dans le domaine de la recherche, nous avons des laboratoires de qualité et nous avons quelques individualités qui sont cooptées à l’extérieur’, souligne-t-il.
outefois, d’après le Pr Sall et Cheikh Mansour Diouf, l’agent comptable particulier du Crous, on fait un mauvais procès à l’Ugb en disant qu’elle ne veut pas se massifier. ’L’Ugb recrute à la hauteur des places disponibles. Mais notre ambition est d’aller beaucoup plus loin. On a un dispositif d’enseignement à distance qui peut nous aider à aller plus loin’, répondent-ils, non sans déplorer l’insuffisance du budget alloué à l’institution qui ne dépasse pas 3 milliards tandis que les Ufr qui sont l’équivalent des facultés, ont des dotations annuelles de moins de 60 millions depuis belle lurette.
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